
Tu décides un beau jour de faner, et tu emportes avec toi ces souvenirs qui m'appartiennent aussi.
Comment oses-tu?
Avez vous déjà constaté pareil culot?
"On monte?",
J'aurais pu t' épouser ce jour là, si cette cathédrale ne t'avait pas enseveli sous son ombre, j'aurais pu redonner aux lieux leur lyrisme révolu.
Aujourd'hui, je ne suis plus même bon à manger sans en vomir les restes. j'écoutais ta voix sur les vidéos au grenier. Je les aies toutes passées, l'une après l'autre, serein puis livide. J'ai pleuré…
Pas une fois cependant j'ai cédé à la tentation de rouvrir mes yeux. Je me suis compressé dans cette boite étroite et insalubre que les autres ont nommé "deuil".
Faudra-t-il que je rende bientôt des comptes à ceux qui pensent toujours m'entourer, ceux-là qui ne se rendent pas compte qu'ils n'existent plus tant je me sens seul. Ils grouillent dans ma sphère mais leurs caresses sont des poignards, leurs baisers des attentats. j'ai peur pour ma vie, elle doit me haïr ces derniers jours, tant je n'ai d'yeux que pour la mort.
R.R
Hé bien...
Si on m'avait dit ça, je n'y aurais jamais cru. Melissa est là, devant moi, complètement à poil!
Je la regarde dans les yeux et commence à partir dans un fou rire que je ne maîtrise pas. Très vite, j'en pleure, m'arque boute, tant mes côtes ont du mal à ne pas glisser. Elle est allongée, les jambes grandes ouvertes, face à moi, le regard tourné dans ma direction, et sa nudité soudain m'excite. Je me remets difficilement, ferme enfin la porte d'entrée en pénétrant dans le hall de notre appartement, mets les clefs sur le petit meuble en formica et lui demande de se rhabiller
-"rhabille toi".
Elle est toujours là, provocante, le dos appuyé contre la porte des toilettes, je lui dis qu'elle a réussi son coup, que je suis tout dur
-"Tu as réussi ton coup, je suis tout dur"
C'est alors que je remarque qu'une hache est enfoncée dans sa chatte!
"AU VOLEUUUUUUR!!"
R.R